BIOGRAPHIE
Archéologue et préhistorien de réputation internationale, mon grand-père le
Commandant OCTOBON est né à Menton le 5 octobre 1881 et mort à l'hôpital
d'icelui le 20 octobre 1969, dans sa 89 e. Année.
Brillant élève au collège de Menton, élève du préhistorien Stanislas Bonfils alors
qu'il n'a que neuf ans, il part à Aix en Provence pour y «faire sa médecine ».
Il s'engage le 19 mai 1900, suit des études d'officier à Saint Maxent, se marie en
1909 (après avoir enlevé sa fiancée à cheval) et, étant bon topographe, est détaché
au service géographique de l'armée. En 1914, il demande à quitter ce service pour
partir avec une unité combattante.
Plusieurs fois blessé, gazé et engagé à la baïonnette, il prend part aux combats de
Charleroi, Verdun, Argonne, la Marne, la Malmaison, St Michel, Trieste, le front
italien de l'Altiplano…
Il reçoit la médaille d'argent de la Sté Topographique de France, est fait chevalier,
puis officier de la Légion d'honneur, reçoit la Croix de guerre – deux étoiles et deux
palmes - avec quatre citations, la Croix de guerre italienne, la médaille d'argent de la
Valeur militaire, est cité à l'ordre du 39
e C.A. (Chars de combat).. (12 décorations au
total), a reçu une lettre de félicitations du Ministre de la Guerre, est fait officier de
l'ordre des Palmes Académiques...
Il devient délégué français à Berlin pour la Commission Internationale de délimitation
des frontières de la Sarre, participe à l'occupation, avec ses chars, de la Rhénanie.
La paix revenue, c'est une suite de villes de garnison en Bretagne, en Artois, en
Tunisie, en Ariège. Mondain, charmeur, élégant, excelent danseur, il profite de tous
ses instants de liberté pour se consacrer en priorité à la recherche archéologique.
Certifié de préhistoire à Toulouse avec mention TB ( études avec Emile Cartailhac) il
organise d'importantes fouilles dans une grotte des environs de Pamiers en 1927,
devient l'ami de l'abbé Breuil, puis prend sa retraite et part s'installer à Nice.
Il reprend du service lors de la guerre de 1939 – 40.

A Nice, il va se consacrer entièrement à ses travaux de préhistorien et d'historien.
Ses publications (plus de deux cents), ses communications internationales, ses
conférences (prés de deux cent cinquante d'après Louis Cappatti, historien de Nice)
sont innombrables. Nombre de ses manuscrits sont encore inédits, dont une
monumentale histoire de Menton (depuis ses origines jusqu'à l'annexion de 1861), en
quatre tomes. Le manuscrit est toujours à Menton et attend d'être édité.
Il est lauréat de l'école d'anthropologie, prix d'Ault de Mesnil pour son enquête
mondiale sur les « Figurations néo et énéolithiques » de 1930 (280 pages).
Cependant, l'un de ses plus grands titres de gloire est d'avoir mis à jour, après quinze
ans de fouilles dans la grotte du Lazaret, à Nice, le pariétal du plus vieux niçois
connu (150 000 ans).
A la suite de cette découverte, en 1965, M.Sylvain Gagnière, directeur des Antiquités
Préhistoriques de la région Provence – Corse, lui confie, ainsi qu'au jeune Henri de
Lumley, l'organisation du chantier de fouilles d'urgence de Terra – Amata.
Ne pouvant que difficilement faire paraître ses travaux en France, il eut le bonheur
de trouver auprès de l'Association d'Anthropologie Préhistorique de Monaco une
aide efficace qui lui permis de publier une grande partie des résultats de ses
recherches.
Il a également, avec M.Emile Martini, réorganisé le musée de Menton avec, entre
autres le fond du fondateur du musée et son ancien professeur: Stanislas Bonfils.


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